la guerre des sexes sexe vieux

En avant J. Depuis, la réalité a rejoint la fiction. Et parfois même avec succès. A la tête de son association Women of Liberia Mass Action for Peace qui rassemble chrétiennes et musulmanes, Leymah Gbowee milite pour la fin de 14 ans de guerre civile. Elle organise des manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes afin que la parole des femmes soit écoutée dans le processus de paix.

Leymah Gbowee passe alors à la vitesse supérieure et incite les Libériennes à observer une grève du sexe. Le président Charles Taylor finit par céder et rejoindre la table des négociations. En , Leymah Gbowee obtient le prix Nobel de la paix. Les organisatrices promettent même des dédommagements aux prostituées pour obtenir leur soutien et empêcher aux hommes toute échappatoire. Huit mois après les dernières élections législatives, la Belgique est en février toujours privée de gouvernement.

En juin , femmes de Barbacoas, dans le sud-ouest de la Colombie, lancent une grève du sexe pour que la route qui relie leur petite ville reculée au reste du pays soit rénovée. Un succès en deux temps. Après jours de grève du sexe, les femmes de Barbacoas obtiennent du gouvernement la promesse de débloquer des fonds pour la réfection de la route.

Il leur faudra néanmoins mener une seconde manifestation pour que cette promesse soit mise à exécution.

Voilà plus de quarante ans que leur village est miné par des conflits familiaux et financiers meurtriers. En , les habitantes de Dado, aux Philippines, décident donc de se prendre en main en se refusant à leurs maris.

Après quelques semaines de grève du sexe, le Haut Commissariat aux réfugiés, présent sur place, rapporte que les combats à Dado ont cessé article en anglais. En août, le collectif Sauvons le Togo appelle toutes les femmes togolaises à observer une semaine de grève du sexe.

Une comédie coquine et moderne, qui n'a qu'un seul objectif: A partir de 15 ans. Spectacle terminé depuis le 15 avril Prix tous frais inclus. La guerre des sexes. Pourraient aussi vous intéresser. Vous pouvez consulter notre politique de modération. De supers comédiens qui arrivent à vous mettre dans l'ambiance dès les premières minutes!

Prévoir des mouchoirs , fous rires garantis durant toute la pièce. Merci et encore bravo!! C'était vraiment hilarant, on a passé une soirée magnifique, je rigole encore.

Un spectacle super drôle, des acteurs d'une qualité de folie, des improvisations à couper le souffle, franchement je regrette pas ma soirée dommage que c'était la dernière. J'espère qu'il trouvera une nouvelle salle pour faire leur spectacle. Il s'agissait d'Emilie Wawerla et de Sébastien Giray. Ce spectacle est réservé aux jeunes ouverts sexuellement.

Le texte est faible. C'est un bon moment. Interactions avec le public. Comédiens qui laissent libre court à l'impro et qui rend la pièce encore plus vivante!

Art Théâtre Antoine - Simone Berriau. Le Clan des divorcées Comédie Saint-Martin. Jamais le deuxième soir Théâtre Montorgueil.

Mariage et châtiment Théâtre Hébertot.

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Mais je pense, contrairement à Françoise, que les femmes ont toujours su qu'elles étaient plus courageuses que les hommes. La vérité, c'est que les différences entre les deux sexes ne sont pas celles que l'on croit. Elles sont irréductibles, gigantesques, quasi infranchissables, mais ce ne sont pas celles que l'on suppose. La différence fondamentale est dans l'appréhension du monde. Dans la structure de l'imaginaire, le rapport au corps, au désir, au plaisir Il y a deux manières de gommer la différence des sexes.

Il y a la manière freudienne, qui consiste à dire qu'il n'y a qu'une seule libido, celle des hommes, et que la libido féminine en est un sous-produit. Et il y a la manière post-soixante-huitarde, qui voulait qu'il n'y eût qu'une sexualité, une sorte de sexualité amphibie, polymorphe, dont les hommes et les femmes seraient les agents presque indifférents. Moi, je crois qu'il y a un abîme entre les deux sexes. Il y a deux moitiés dans le ciel.

Il y a deux régimes de sensualité presque incommunicables. C'est probablement ce qui, dans certains moments bénis, rend ces affaires-là tellement vertigineuses. Françoise n'est pas de cet avis: Selon la thèse de Platon, chaque être humain a été, à l'origine, composé de deux êtres. Ils ont été séparés, et les deux moitiés se cherchent l'une l'autre. Et je crois au coup de foudre quand on trouve son autre moitié.

J'en ai été frappée. J'en ai été victime. Je crois au coup de foudre pour des raisons exactement inverses. Cela frappe comme une évidence.

Mais ce n'est pas la reconnaissance d'une part de soi-même qui s'était exilée. C'est au contraire le face-à-face avec une altérité radicale. Ce qui génère la passion amoureuse, c'est la proximité à un être très dissemblable, et non pas la nostalgie. C'est la nostalgie de la fusion. Une fusion dont on rêve. Une fusion impossible, bien entendu. Il peut y avoir une illusion brève de fusion dans l'amour physique. Mais l'amour n'est pas fusion.

A vous écouter, on croirait que l'amour ne s'explique pas. Chacun recherche sa mère ou son père. Cela va de soi. Mais c'est tellement complexe que c'en est presque indéchiffrable. Les médiations, les déguisements, les ruses de l'inconscient sont si peu calculables Bien malin qui peut expliquer!

On recherche une certaine posture psychologique. On peut en trouver les raisons dans le passé. Le trait commun à tous les hommes que j'ai aimés, c'est la posture psychologique dans laquelle je me suis retrouvée face à eux. Les hommes qui aiment vraiment les femmes n'ont pas de type de femme.

Chaque fois, c'est un rôle différent qu'on joue, une identité de soi-même différente qu'on exprime. Si l'on vous suit, il faudrait rencontrer beaucoup de partenaires pour se trouver soi-même!

Quand un homme rencontre une femme, il rencontre en effet un autre soi-même, et c'est étrange et bouleversant. On dirait un projecteur qui éclairerait une autre partie de l'être. L'idée qu'on chercherait toujours la même femme à travers des femmes différentes me paraît fausse. Autant dire que le désir, répétitif et compulsif, serait une version de la psychose Pour en finir avec le débat sur l'identité sexuelle, vous n'êtes pas d'accord avec Elisabeth Badinter?

Quand elle rappelle énergiquement aux hommes qu'ils sont nés dans le ventre d'une femme, et que leur composante féminine est forte, je suis absolument d'accord.

Mais je n'irai pas aussi loin qu'Elisabeth Badinter dans les conclusions qu'elle en tire. Et que l'on progresse vers un androgynat relatif me semble absurde, faux.

Ce n'est pas parce que les femmes mettent des pantalons ou exercent des métiers hier réservés aux hommes que cela change quoi que ce soit à leur attitude, à leur rêverie intérieure, à leur manière de croiser le regard d'un homme. Pourtant, Françoise Giroud, vous admettez que les femmes ont changé en profondeur?

Ce qui a changé, avant toute chose, c'est la représentation que les femmes se font d'elles-mêmes. Les droits, c'est très important. J'ai beaucoup travaillé pour cela, c'est acquis, c'est bien.

Mais ce qui est capital, c'est l'idée que les femmes se font d'elles-mêmes. Elles ont conquis une assurance essentielle à toute action, un respect d'elles-mêmes qu'elles n'osaient avoir, en particulier sur le plan intellectuel. De là découle tout le reste.

En cas de grande misère sexuelle, elles n'hésitent pas à quitter leur compagnon. Les divorces sont demandés en majorité par les femmes: Donc, elles ont pris conscience d'elles-mêmes. Elles ne sont pas arrivées au paradis, loin de là.

Mais elles ont changé. C'est plus difficile à vivre que l'infantilisme, avec ses ruses et ses sournoiseries. Toutes les formes de liberté sont difficiles à vivre. Vous dites que les femmes aimaient le malheur. C'est François Mauriac qui disait cela. Que le malheur, c'était leur vocation. Je crois que beaucoup ont pris goût au bonheur.

Tout cela transite par la sexualité. On n'est pas heureuse quand on vit à côté d'un homme avec qui on ne fait pas bien l'amour.

Cette exigence qui s'est lovée chez certaines femmes a même pris un caractère presque excessif parfois: Pas plus aujourd'hui qu'il y a vingt-cinq ans! Je suis radicalement opposé à ce que dit Françoise sur les femmes. Le droit a changé, grâce au ciel!

Les femmes ont pris une allure nouvelle. En revanche, la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes, c'est-à-dire l'essentiel, n'a pas changé. Je ne suis pas si certain que les femmes aient jamais eu cette soumission, ce manque d'assurance dont parle Françoise. Dans l'intimité des hommes, elles n'ont jamais été si dociles ni effacées qu'on pourrait le croire.

Regardez les sociétés méditerranéennes: Mais pas les jeunes femmes. Ces combats pour les droits, l'avortement, etc. Mais je ne crois pas à cette idée selon laquelle la femme commencerait aujourd'hui à sortir d'une espèce d'exil intérieur dans lequel elle aurait été maintenue pendant des siècles.

Comment expliquez-vous que les femmes prennent plus souvent que les hommes l'initiative de la rupture? C'est que les hommes, souvent, ne se conduisent pas très correctement, il faut bien le dire. Ils sont assez facilement mufles, brutaux, infidèles. Ils sont toujours sûrs de leur femme. Il arrive un moment où elle en a assez. Ces statistiques sur le divorce me surprennent.

Ces femmes prennent-elles leur parti de la solitude, ou sont-elles tombées raides dingues d'un autre homme? Dans ce dernier cas, je suis moins étonné: Deux décennies plus tard, le poste a disparu. Ringard, comme le craignait Balladur? Ce qui est ringard, c'est d'avoir trois femmes au gouvernement.

J'aurais espéré qu'on mît au moins une délégation aux Droits des femmes sous l'autorité de Simone Veil. Il faut que quelqu'un au gouvernement ait cette responsabilité.

Parce qu'on vote de nouvelles lois, et qu'on ne pense jamais aux effets pervers qu'elles peuvent avoir pour les femmes. Il faut rester vigilant.

La politique est sans doute le domaine où l'on voit le mieux que les femmes ne sont pas des hommes. Elles veulent faire, réaliser. A l'issue d'une réunion où l'on a soulevé tous les problèmes les plus graves agitant le monde, vous avez toujours une femme pour dire: Ils ont plus d'imagination. C'est la combinaison des deux qui est bonne. Les femmes sont poétiques, au sens étymologique du mot. Je crois aussi que la politique fait appel à une forme de séduction qui n'a rien à voir avec les procédures de séduction dont les femmes ont l'habitude.

Michèle Barzach a été tuée par le monde politique. Les hommes du RPR ne lui ont pas pardonné d'avoir envie de coucher avec elle. Vous dites, Bernard, que vous avez plus de répulsion que d'attirance pour une femme de pouvoir. Vous n'aimez pas être épaté? Si, mais le pouvoir ne m'épate pas. Même chez les hommes. Et c'est la vérité: Les hommes connaissent le pouvoir, ils en ont fait le tour. Ce qui est fascinant chez une femme, c'est son étrangeté.

Si elle est obsédée par le pouvoir, elle devient familière, trop semblable. Je crois que le pouvoir n'ajoute pas à la séduction d'une femme, franchement. Une femme qui réussit tournerait le dos aux hommes? C'est plus compliqué que cela. Une comédienne ne perd pas de séduction en devenant star. C'est le pouvoir sur les personnes que les hommes supportent mal de voir assumé par une femme. On ne peut pas généraliser. Toutes les femmes ne sont pas fascinées par les hommes de pouvoir.

Certaines les trouvent légèrement ridicules. Les hommes, de leur côté, ne sont pas paniqués devant une femme d'autorité.

Ils sont accablés de cette ressemblance, de ce mimétisme. Et les hommes, d'ailleurs, ont-ils tant changé, pendant toutes ces années? En gros, ils ont fait des progrès. Mais il faut nuancer en fonction des générations. A part quelques exceptions bien disposées, les hommes de plus de 50 ans sont bloqués: Dans la tranche des ans, ils sont quand même beaucoup mieux. Ils ne se sentent plus diminués quand ils ont une femme intelligente qui travaille et gagne sa vie. Ils partagent intelligemment les rôles à la maison.

Mais moins volontiers les responsabilités. Les hommes n'ont pas changé. Pas plus que les femmes. Pas en profondeur, en tout cas. Beaucoup, dans ma génération, ont épousé la cause des femmes. Mais ils ont su aussi résister à la démagogie qui consisterait à laisser les femmes décider seules d'avoir un enfant, ou céder au rêve de l'androgynat. On a tout de même frisé le drame: Je crois que oui.

Avec un vainqueur et un vaincu. Mais ça tourne, ça change, ça alterne dans un couple. En parallèle, ils s'astreignent à un entraînement régulier pour que lui éveille sa part de féminité et elle sa part de virilité. Mais à tout moment, eux et leur conjoint peuvent craquer face à la frustration sexuelle. Et la frustration peut conduire à des comportements bizarres et excessifs Une comédie désopilante sur les joies de la vie à deux qui parle d'amour et de sexe avec originalité et tendresse sans jamais tomber dans la vulgarité Dupleix ligne 6 RER: Champ de mars - Tour Eiffel ligne C Bus: Mon espace personnel Mon espace adhérent Mes commandes Mes avoirs.

Modifier mon profil Modifier mon mot de passe Abonnement Newsletter. La guerre des sexes aura-t-elle lieu? Spectacle terminé depuis le 29 juin Prix tous frais inclus. Dans cette guerre du sexe, les couples sont mis à rude épreuve. Vainqueur du Printemps du rire de Toulouse en


la guerre des sexes sexe vieux

Mais à tout moment, eux et leur conjoint peuvent craquer face à la frustration sexuelle. Et la frustration peut conduire à des comportements bizarres et excessifs Une comédie désopilante sur les joies de la vie à deux qui parle d'amour et de sexe avec originalité et tendresse sans jamais tomber dans la vulgarité Dupleix ligne 6 RER: Champ de mars - Tour Eiffel ligne C Bus: Mon espace personnel Mon espace adhérent Mes commandes Mes avoirs.

Modifier mon profil Modifier mon mot de passe Abonnement Newsletter. La guerre des sexes aura-t-elle lieu? Spectacle terminé depuis le 29 juin Prix tous frais inclus. Dans cette guerre du sexe, les couples sont mis à rude épreuve.

Vainqueur du Printemps du rire de Toulouse en Pourraient aussi vous intéresser. Épaulée par sa meilleure amie, Isabelle une sexologue nymphomane, elle decide de reprendre son couple en main et redonner un nouveau souffle à leur libido en berne. Elle va donc utiliser toutes les cartes dont elle dispose pour reconstruire son couple. Entre "l'adules-cent" et la working-girl, la guerre des sexes commence Ne manquez pas ce rendez-vous!

Avis des spectateurs De la rigolade du début à la fin! Super spectacle, on a pleuré de rire tellement les répliques sont bonnes! Excellente ambiance et fous rires assurés! Après-midi exceptionnelle et fous rires assurés! Les acteurs étaient phénoménaux et les échanges avec le public extraordinaires malgré un léger problème technique qui a été aussitôt oublié!

Pièce qui nous met de bonne humeur. Les deux acteurs sont juste excellents. On a passé un très bon moment de rigolade. La pièce était très drôle, et les comédiens qui interagissent avec le public, on a vraiment bien rigolé!

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Car comme le dit Isabelle: Une comédie coquine et moderne servie par un texte précis et efficace de Pascal Grégoire.

Cadet ligne 7 , Grands Boulevards lignes 8, 9 Bus: Mon espace personnel Mon espace adhérent Mes commandes Mes avoirs. Modifier mon profil Modifier mon mot de passe Abonnement Newsletter. La guerre des sexes 1. La passion a laissé place à l'érosion du couple et au quotidien. Mais aujourd'hui c'est l'anniversaire de leur rencontre, et Anne-Laure a un cadeau bien original pour sauver son couple Une comédie coquine et moderne, qui n'a qu'un seul objectif: A partir de 15 ans.

Spectacle terminé depuis le 15 avril Prix tous frais inclus. La guerre des sexes. Pourraient aussi vous intéresser. Vous pouvez consulter notre politique de modération. De supers comédiens qui arrivent à vous mettre dans l'ambiance dès les premières minutes! Prévoir des mouchoirs , fous rires garantis durant toute la pièce.

Merci et encore bravo!! C'était vraiment hilarant, on a passé une soirée magnifique, je rigole encore. Un spectacle super drôle, des acteurs d'une qualité de folie, des improvisations à couper le souffle, franchement je regrette pas ma soirée dommage que c'était la dernière.

J'espère qu'il trouvera une nouvelle salle pour faire leur spectacle. Il s'agissait d'Emilie Wawerla et de Sébastien Giray. Ce spectacle est réservé aux jeunes ouverts sexuellement.

A la différence de Françoise, je suis plutôt frappé par le retour d'un certain puritanisme au cinéma, dans la littérature, dans la vie quotidienne. Les rares films qui marchent sont carrément porno.

Il faut dire les choses comme elles sont. L'Amant , Basic Instinct Je ne vois pas là un retour du romantisme. Les Nuits fauves, c'est un film pornographique, même s'il est beau Je ne réprouve ni n'approuve Je n'ai pas le goût, moi, de l'exhibitionnisme.

Je n'émets aucun jugement moral là-dessus. Encore qu'une certaine forme de sexualité affichée finisse par être complètement démoralisante. Et le couple, dont vous parlez tant, est-ce une valeur en hausse par ces temps de divorces? Je crois que ça reste une valeur. On sait que c'est fragile. On ne pense pas en termes d'éternité, sauf quand on est très amoureux. Mais on n'est pas très amoureux tout le temps.

Moi, je ne dirais pas que c'est une valeur. Mais, par provocation et esprit de contradiction, je fais, dans le livre, l'éloge du mariage: Pourtant, on n'est plus obligé, aujourd'hui, de vivre en couple pour avoir une existence sociale.

Le célibat n'est plus frappé d'ostracisme. C'est tout à fait mon avis, mais pas celui de Bernard. Cela dit, l'envie demeure. Ils en rêvent tous, et elles aussi. Françoise pense que l'autonomie, notamment économique, des femmes fait qu'elles sont moins obsédées par ce souci de former un couple. Je ne le crois pas. Si PDG soient-elles, si brillantes soient-elles Vous êtes persuadé que c'est l'idée fixe des femmes.

Si c'était à refaire, choisiriez-vous de vivre seuls ou en couple? Pour moi, c'est clair. Je suis réfractaire à la cohabitation. Se retrouver dans la même salle de bains abîme les rapports entre des êtres humains. Je souhaiterais ce que j'ai vécu le plus souvent: Là non plus, nous ne sommes pas d'accord. La vie quotidienne offre une certaine grâce. L'érotisme, n'est-ce pas, joue avec le voilement et le dévoilement, l'intimité et la transgression?

Eh bien, la vie quotidienne, même dans sa crudité, est propice à ce jeu compliqué. Elle peut être compatible, et au-delà, avec la logique du désir.

Ce ne sont pas la faiblesse ni la nudité des petits gestes quotidiens que je crains dans la cohabitation, mais l'absence de solitude.

Vous parlez des hommes et des femmes comme s'ils n'avaient ni âge, ni profession, ni milieu social, comme si l'appartenance à un sexe était finalement plus prégnante que le reste.

C'est plus important d'être une femme que d'être bourgeois ou prolétaire. Si vous éliminez les problèmes particuliers posés par l'argent, je crois qu'il n'y a pas de différence: Quel que soit le milieu social.

Quand une femme élève ses enfants tout en travaillant, pensez-vous que cela n'ait pas d'incidences sur sa façon de séduire, d'aimer ou de tromper? J'ai croisé dans ma vie des femmes qui prenaient plus ou moins le métro, et faisaient plus ou moins le ménage: La fantasmatique, les rituels de la séduction sont vraiment d'une constance absolue.

Entre les grandes bourgeoises oisives et les femmes qui sont au RMI, il y a une immense classe moyenne qui partage plus ou moins les attitudes communes. Je lui dis toujours: Donc, l'identité sexuelle est essentielle. Les différences entre les hommes et les femmes ne se sont-elles pas estompées? Je crois profondément que les deux sexes sont différents. Néanmoins, la part soigneusement cachée, mais virile, qu'il y a en chaque femme a tendance aujourd'hui à s'exprimer, de même que la part féminine dans chaque homme.

Les femmes ont pris de l'autorité, de l'autonomie et, surtout, de la confiance en elles. Dans le livre, vous avancez qu'aucun sexe n'a le monopole des traits féminins ou masculins. On peut être un homme et avoir de la compassion. On peut être une femme et avoir du courage.

Il y a tout de même des traits majeurs, incontestablement, pas toujours ceux que l'on croit. Pendant des siècles, on a expliqué que les femmes étaient peureuses, qu'elles ne pouvaient pas voir une souris. Les femmes elles-mêmes étaient persuadées que le courage n'était pas leur affaire. Est arrivée la grande histoire de la Résistance: Personne au monde n'osera désormais dire que les femmes ne sont pas courageuses: Mais je pense, contrairement à Françoise, que les femmes ont toujours su qu'elles étaient plus courageuses que les hommes.

La vérité, c'est que les différences entre les deux sexes ne sont pas celles que l'on croit. Elles sont irréductibles, gigantesques, quasi infranchissables, mais ce ne sont pas celles que l'on suppose. La différence fondamentale est dans l'appréhension du monde. Dans la structure de l'imaginaire, le rapport au corps, au désir, au plaisir Il y a deux manières de gommer la différence des sexes. Il y a la manière freudienne, qui consiste à dire qu'il n'y a qu'une seule libido, celle des hommes, et que la libido féminine en est un sous-produit.

Et il y a la manière post-soixante-huitarde, qui voulait qu'il n'y eût qu'une sexualité, une sorte de sexualité amphibie, polymorphe, dont les hommes et les femmes seraient les agents presque indifférents. Moi, je crois qu'il y a un abîme entre les deux sexes. Il y a deux moitiés dans le ciel. Il y a deux régimes de sensualité presque incommunicables. C'est probablement ce qui, dans certains moments bénis, rend ces affaires-là tellement vertigineuses.

Françoise n'est pas de cet avis: Selon la thèse de Platon, chaque être humain a été, à l'origine, composé de deux êtres. Ils ont été séparés, et les deux moitiés se cherchent l'une l'autre.

Et je crois au coup de foudre quand on trouve son autre moitié. J'en ai été frappée. J'en ai été victime. Je crois au coup de foudre pour des raisons exactement inverses.

Cela frappe comme une évidence. Mais ce n'est pas la reconnaissance d'une part de soi-même qui s'était exilée. C'est au contraire le face-à-face avec une altérité radicale. Ce qui génère la passion amoureuse, c'est la proximité à un être très dissemblable, et non pas la nostalgie. C'est la nostalgie de la fusion. Une fusion dont on rêve.

Une fusion impossible, bien entendu. Il peut y avoir une illusion brève de fusion dans l'amour physique. Mais l'amour n'est pas fusion. A vous écouter, on croirait que l'amour ne s'explique pas. Chacun recherche sa mère ou son père.

Cela va de soi. Mais c'est tellement complexe que c'en est presque indéchiffrable. Les médiations, les déguisements, les ruses de l'inconscient sont si peu calculables Bien malin qui peut expliquer! On recherche une certaine posture psychologique.

On peut en trouver les raisons dans le passé. Le trait commun à tous les hommes que j'ai aimés, c'est la posture psychologique dans laquelle je me suis retrouvée face à eux.

Les hommes qui aiment vraiment les femmes n'ont pas de type de femme. Chaque fois, c'est un rôle différent qu'on joue, une identité de soi-même différente qu'on exprime. Si l'on vous suit, il faudrait rencontrer beaucoup de partenaires pour se trouver soi-même!

Quand un homme rencontre une femme, il rencontre en effet un autre soi-même, et c'est étrange et bouleversant. On dirait un projecteur qui éclairerait une autre partie de l'être.

L'idée qu'on chercherait toujours la même femme à travers des femmes différentes me paraît fausse. Autant dire que le désir, répétitif et compulsif, serait une version de la psychose Pour en finir avec le débat sur l'identité sexuelle, vous n'êtes pas d'accord avec Elisabeth Badinter? Quand elle rappelle énergiquement aux hommes qu'ils sont nés dans le ventre d'une femme, et que leur composante féminine est forte, je suis absolument d'accord.

Mais je n'irai pas aussi loin qu'Elisabeth Badinter dans les conclusions qu'elle en tire. Et que l'on progresse vers un androgynat relatif me semble absurde, faux. Ce n'est pas parce que les femmes mettent des pantalons ou exercent des métiers hier réservés aux hommes que cela change quoi que ce soit à leur attitude, à leur rêverie intérieure, à leur manière de croiser le regard d'un homme. Pourtant, Françoise Giroud, vous admettez que les femmes ont changé en profondeur? Ce qui a changé, avant toute chose, c'est la représentation que les femmes se font d'elles-mêmes.

Les droits, c'est très important. J'ai beaucoup travaillé pour cela, c'est acquis, c'est bien. Mais ce qui est capital, c'est l'idée que les femmes se font d'elles-mêmes. Elles ont conquis une assurance essentielle à toute action, un respect d'elles-mêmes qu'elles n'osaient avoir, en particulier sur le plan intellectuel. De là découle tout le reste. En cas de grande misère sexuelle, elles n'hésitent pas à quitter leur compagnon.

Les divorces sont demandés en majorité par les femmes: Donc, elles ont pris conscience d'elles-mêmes. Elles ne sont pas arrivées au paradis, loin de là. Mais elles ont changé. C'est plus difficile à vivre que l'infantilisme, avec ses ruses et ses sournoiseries. Toutes les formes de liberté sont difficiles à vivre. Vous dites que les femmes aimaient le malheur. C'est François Mauriac qui disait cela. Que le malheur, c'était leur vocation.

Je crois que beaucoup ont pris goût au bonheur. Tout cela transite par la sexualité. On n'est pas heureuse quand on vit à côté d'un homme avec qui on ne fait pas bien l'amour. Cette exigence qui s'est lovée chez certaines femmes a même pris un caractère presque excessif parfois: Pas plus aujourd'hui qu'il y a vingt-cinq ans! Je suis radicalement opposé à ce que dit Françoise sur les femmes.

Le droit a changé, grâce au ciel! Les femmes ont pris une allure nouvelle. En revanche, la représentation qu'elles ont d'elles-mêmes, c'est-à-dire l'essentiel, n'a pas changé. Je ne suis pas si certain que les femmes aient jamais eu cette soumission, ce manque d'assurance dont parle Françoise. Dans l'intimité des hommes, elles n'ont jamais été si dociles ni effacées qu'on pourrait le croire. Regardez les sociétés méditerranéennes: Mais pas les jeunes femmes. Ces combats pour les droits, l'avortement, etc.

Mais je ne crois pas à cette idée selon laquelle la femme commencerait aujourd'hui à sortir d'une espèce d'exil intérieur dans lequel elle aurait été maintenue pendant des siècles.


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